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QUESTION (1) Dans le contexte où il est connu que la région de Lanaudière est déjà aux prises avec des problèmes de santé (asthme, cancers, etc.) extraordinaires liés à la pollution atmosphérique (voir rapport de la Régie régionale de la Santé et Services sociaux de Lanaudière, Décembre 2001, Bilan de la mortalité dans Lanaudière 1994-1998), croyez-vous important que les études requises par les citoyens, par la Direction de Santé publique en 2003, par les commissaires du BAPE de 2003 et les directives environnementales visant à bien connaître l’exposition réelle des citoyens et les risques qu’ils courent en rapport avec l’exploitation de ce méga-dépotoir soient réalisées ?
Jean Baril, Québec Solidaire, Terrebonne - 9 mars 2007
RÉPONSE : Oui, tout à fait. Les citoyens devraient bénéficier de financement pour faire réaliser de telles études, advenant le cas où les diverses autorités gouvernementales capables de le faire se refuseraient à les réaliser. Plus généralement, les promoteurs de tels projets devraient se voir dans l’obligation de consacrer un certain pourcentage de la valeur du projet (par exemple, 1% comme pour la culture) dans un fonds servant à réaliser de telles études et à assurer un suivi adéquat une fois leur autorisation obtenue.
Denise Cloutier, Parti Libéral du Québec, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: Il faut s'assurer que toutes les informations requises dans le cadre des études d'impacts environnementaux soient fournies par le promoteur. Les citoyens ont droit à cette information, et c'est ce que nos lois et règlements garantissent.
Luc Thériault, Parti Québécois, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
Jean-Claude St-André, Parti Québécois, L'Assomption - 14 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
QUESTION (2) Allez-vous appuyer fermement les citoyens dans leur demande de procéder avec une consultation publique dans le cadre d’un BAPE en rapport avec le nouveau méga-projet d’agrandissement du méga-dépotoir de Lachenaie ?
Jean Baril, Québec Solidaire, Terrebonne - 9 mars 2007
RÉPONSE: Toute modification importante d’un projet assujetti au Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts devrait obligatoirement faire l’objet de nouvelles audiences publiques. La demande de BFI comme toutes les autres !
Denise Cloutier, Parti Libéral du Québec, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI. D'ailleurs, le ministère n'a pas l'intention de passer outre aux audiences du BAPE.
Luc Thériault, Parti Québécois, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
Jean-Claude St-André, Parti Québécois, L'Assomption - 14 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
QUESTION (3) Comme l’exploitant et le ministère de l’environnement ont reconnu en Cour supérieure que le site de Lachenaie était un site vivant et qu’il y aurait toujours des émissions fugitives de biogaz, êtes-vous intéressés à connaître les impacts de ces émissions (gaz à effets de serre) sur l’environnement, notamment, dans un contexte très préoccupant de réchauffement climatique (en plus des impacts sur la santé des riverains) ?
Jean Baril, Québec Solidaire, Terrebonne - 9 mars 2007
RÉPONSE: Bien sûr. Cette question rejoint la première.
Denise Cloutier, Parti Libéral du Québec, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: Le captage des biogaz contribue grandement à la réduction des gaz à effet de serre. Dans notre Plan de lutte aux changements climatiques nous investissons 18 M$ pour capter les biogaz des sites non assujettis au règlement sur l'enfouissement. Ainsi, nous capterons 2500 kilotonnes de GES. Tous les sites d'enfouissement doivent capter le maximum des biogaz qu'ils produisent et cela doit s'appliquer aussi au site de Lachenaie.
Luc Thériault, Parti Québécois, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
Jean-Claude St-André, Parti Québécois, L'Assomption - 14 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
QUESTION (4) Croyez-vous que dans notre société moderne, la protection de la santé des citoyens devrait passer avant les considérations économiques et les difficultés administratives ?
Jean Baril, Québec Solidaire, Terrebonne - 9 mars 2007
RÉPONSE: La santé des êtres humains et de l’unique planète qu’ils habitent devraient toujours être prioritaires. D’ailleurs, il est faux de penser que de leur accorder priorité aurait un impact néfaste pour l’économie. Seuls certains secteurs économiques, les plus polluants et les plus nocifs, seraient pénalisés. De nouveaux acteurs économiques plus « propres » prendraient la relève et compenseraient largement. Ce qui manque, c’est la volonté politique d’affronter ces problèmes avec une vision à long terme.
Denise Cloutier, Parti Libéral du Québec, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI. D'ailleurs, notre gouvernement est le seul à faire de la santé sa première priorité. De plus, toutes les régions du Québec doivent posséder un plan de gestion des matières résiduelles. Ces plans doivent notamment permettre de réduire la proportion des déchets voués à l'enfouissement. Nous avons mis en place un système de redevance à l'enfouissement qui, en plus d'être un incitatif à réduire la quantité de matière à enfouir, finance (85M$/année) les actions des municipalités pour développer le recyclage. Une chose est certaine, le déchet qui coûte le moins cher est celui que l'on ne produit pas! Il faut donc aussi encourager une consommation responsable. Nous prenons d'ailleurs l'engagement de travailler avec les fabricants et les commerçants pour s'attaquer au suremballage.
Luc Thériault, Parti Québécois, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
Jean-Claude St-André, Parti Québécois, L'Assomption - 14 mars 2007
RÉPONSE: OUI.
QUESTION (5) Quelle est votre position par rapport à l’agrandissement du site de BFI à Lachenaie ?
Jean Baril, Québec Solidaire, Terrebonne - 9 mars 2007
RÉPONSE: Le site de Lachenaie n’est plus un site d’enfouissement, mais un site d’empilement ! Ce site a largement dépassé sa durée de vie initialement prévue. Il faut le fermer et annoncer cette intention ferme à tous les intervenants, si on veut « obliger » les municipalités, les entreprises et les citoyens à être plus inventifs et économes en terme de production de déchets. Sinon, BFI et ses alliés invoqueront toujours « l’urgence » pour justifier de nouvelles autorisations et continuer de faire d’énormes profits sur le dos de la santé de la population et de notre territoire.
Denise Cloutier, Parti Libéral du Québec, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: L'utilisation des sites d'enfouissement doit être faite dans l'esprit du développement durable. Il faut travailler à augmenter la récupération. Il faut aussi soutenir les nouvelles technologies qui contribuent à réduire au minimum les impacts sur notre environnement. Les questions environnementales m'ont toujours intéressées, et je suis actuellement engagée dans des études pour l'obtention d'une Maîtrise en environnement. Alors je compte bien mettre cet intérêt pour les questions environnementales au profit des quelque 30 000 familles du comté de Masson et me faire l'interlocutrice de la région sur cette question.
Luc Thériault, Parti Québécois, Masson - 12 mars 2007
RÉPONSE: Avant la fin du certificat d'autorisation du site d'enfouissement prévue en 2009, il faut mettre en place une commission nationale sur la gestion des déchets au Québec qui viendrait répondre aux interrogations précédentes et qui étudierait les alternatives technologiques à l'enfouissement massif. C'est assez d'être la poubelle de Montréal. Nous avons assez donné !
Jean-Claude St-André, Parti Québécois, L'Assomption - 14 mars 2007
RÉPONSE: http://www.standrepq.org/plate-forme/05.html Aussi incroyable que cela puisse paraître, BFI et le gouvernement de Jean Charest ont décidé de porter en appel les dispositions du jugement qui porte sur l’obligation d’informer le public! Advenant l’élection d’un gouvernement du Parti Québécois, je m’engage à obtenir du ministre de la Justice et du ministre de L’Environnement à ce qu’ils mettent un terme aux procédures judiciaires contre les citoyens. La gestion du site d’enfouissement des déchets de Lachenaie soulève de grandes inquiétudes pour les citoyens des MRC de L’Assomption et des Moulins. Nous devons aussi unir tous les intervenants du milieu, afin d’obtenir la fermeture du site d’ici cinq ans.
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QUESTIONS AUX CANDIDATS POLITIQUES / ÉLECTION PROVINCIALE 2007
CHÈRES CANDIDATES, CHERS CANDIDATS,
Le Gardeur, 7 mars 2007 - Vous n’êtes pas sans connaître le Comité des Citoyens de la Presqu’île -Lanaudière (CCPL) qui œuvre depuis 2002 en rapport avec le fameux dossier du méga-dépotoir de Lachenaie et ses conséquences sur la santé, la qualité de vie et l’environnement des centaines de familles riveraines.
Le CCPL rejoint électroniquement des milliers de citoyens appelés à voter, voire à vous accorder leur confiance le 26 mars prochain. Nous vous offrons de vous faire bénéficier de notre important réseau de contacts.
Auparavant, nous croyons important de vous rappeler que le premier article de la mission du CCPL est : « 1. Promouvoir et défendre les droits des citoyens de la région de Lanaudière et, notamment, ceux des villes de Le Gardeur, Repentigny, Charlemagne, Lachenaie, Mascouche, L’Assomption et Lavaltrie contre toutes atteintes à leur santé, sécurité et qualité de vie en rapport avec le dossier du site d’enfouissement de BFI à Lachenaie.»
Certaines mauvaises langues disent que nous voulons simplement la fermeture du site. Ce qui n’est pas exact, car ce que nous répétons, c’est que « la cour est pleine » et que les conditions d’exploitation et les mesures d’atténuation ne sont pas suffisantes ou ne donnent pas les résultats voulus en termes de protection de la santé et de l’environnement. Par conséquent, la mesure d’atténuation ultime et nécessaire est la fermeture de ce site en milieu urbain et, notamment, à proximité de notre super centre hospitalier !
Ce dossier est en voie de devenir l’équivalent politique dans les milieux environnementaux du fameux dossier du Suroît surtout que l’entreprise BFI vient d’enclencher officiellement le processus pour obtenir un autre méga-agrandissement de l’ordre de 26.5 millions de tonnes métriques sur 22 ans. Ils veulent obtenir un nouveau décret, en invoquant encore l’urgence, sans soumettre leur méga-projet au questionnement populaire en audiences publiques sur l’environnement (BAPE). À noter que le site a reçu au cours des récentes années, avec les agrandissements répétitifs, plus de 20 millions de tonnes métriques d’ordures. Ces déchets sont empilés. Le site atteindra plus de 40 mètres en hauteur et couvrir, finalement, des milliers de mètres carrés. Dans les faits, on crée une immense montagne d’ordures en milieu urbanisé : une montagne qui émet des contaminants entre autres les biogaz dont certains composés sont reconnus cancérigènes.
Or l’exploitant veut éviter la consultation publique alors que de graves questions entourant ce méga-site et son agrandissement doivent être discutées collectivement et elles font référence, entre autres, à :
- le rapport du BAPE de 2003 (précédent l’émission du décret 89-2004) statuait, entre autres, que le projet de BFI était socialement inacceptable et que des études sur les risques à la santé étaient nécessaires avant d’aller de l’avant avec une autorisation;
- des études en lien avec la pollution régionale et l’apport de la pollution du méga-site et les conséquences sur la santé des riverains sont requises depuis plusieurs années dans les directives environnementales transmises au promoteur mais elles ne sont toujours pas réalisées;
- les besoins réels en enfouissement dans le contexte du développement durable et la nouvelle loi sur le Développement durable adoptée en 2006;
- le plan de gestion des matières résiduelles de la CMM et ses objectifs adoptés en 2006;
- le Chapitre 5 du Rapport du Vérificateur général du Québec publié en 2006 qui dressent un portrait très sombre de l’exploitation et du contrôle des sites d’enfouissement;
- le jugement de la Cour supérieure en août 2006 favorable aux citoyens et qui dénoncent certains aspects préoccupants de l’exploitation et du contrôle du méga-site de Lachenaie en plus d’imposer plusieurs mesures d’atténuation supplémentaires aux conditions du décret 89-2004;
- certains aspects du jugement de la Cour supérieure concernant, notamment, le processus d’autorisation réalisée pour l’émission du décret et du certificat d’autorisation pour l’émission du décret 89-2004 et la santé des citoyens ont été portés en Cour d’appel par les citoyens;
- année après année de nombreuses plaintes sont acheminées au ministère de l’environnement par les riverains qui se plaignent majoritairement des odeurs et craignent l’exposition aux biogaz; etc.
Compte tenu des observations ci-dessus, le CCPL aimerait obtenir votre réponse aux 5 questions ci-dessous. Vos réponses seront rendues publiques et elles seront intégralement reproduites sur notre site web.
1) Dans le contexte où il est connu que la région de Lanaudière est déjà aux prises avec des problèmes de santé (asthme, cancers, etc.) extraordinaires liés à la pollution atmosphérique (voir rapport de la Régie régionale de la Santé et Services sociaux de Lanaudière, Décembre 2001, Bilan de la mortalité dans Lanaudière 1994-1998), croyez-vous important que les études requises par les citoyens, par la Direction de Santé publique en 2003, par les commissaires du BAPE de 2003 et les directives environnementales visant à bien connaître l’exposition réelle des citoyens et les risques qu’ils courent en rapport avec l’exploitation de ce méga-dépotoir soient réalisées ?
2) Allez-vous appuyer fermement les citoyens dans leur demande de procéder avec une consultation publique dans le cadre d’un BAPE en rapport avec le nouveau méga-projet d’agrandissement du méga-dépotoir de Lachenaie ?
3) Comme l’exploitant et le ministère de l’environnement ont reconnu en Cour supérieure que le site de Lachenaie était un site vivant et qu’il y aurait toujours des émissions fugitives de biogaz, êtes-vous intéressés à connaître les impacts de ces émissions (gaz à effets de serre) sur l’environnement, notamment, dans un contexte très préoccupant de réchauffement climatique (en plus des impacts sur la santé des riverains) ?
4) Croyez-vous que dans notre société moderne, la protection de la santé des citoyens devrait passer avant les considérations économiques et les difficultés administratives ?
5) Quelle est votre position par rapport à l’agrandissement du site de BFI à Lachenaie ? |
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